Jeudi 17 mai 2012
Prochain conseil municipal, vendredi 22 juin à 18 h.
Rétrospective du centre baulois

Le marché de la place de la chapelle, place du Maréchal Leclerc, jusqu'en 1912

Avec le développement de La Baule, la place de la chapelle se montre trop exiguë. Elle servait d'emplacement à quelques marchands dont l'assortiment insuffisant déterminait de nombreuses doléances de la part des baigneurs.
Ce marché n'était pas régulier et la commune ne percevait même pas de redevances. Pour attirer les vendeurs, il importait donc que les commerçants trouvassent d'abord un abri pour conserver leurs marchandises, et qu'ils fussent en assez grand nombre pour permettre aux habitants de s'approvisionner à des prix que seule la concurrence pouvait leur procurer. Tout La Baule devient convaincu de l'urgente nécessité d'édifier un marché couvert.
La Baule prend le chemin de sa vocation naturelle : le tourisme.

L'ancêtre de l'Office de tourisme, place de la Victoire : la villa Ti Louët en 1902.

Pour répondre à sa vocation qui est le tourisme, La Baule se dote d'un instrument pour se faire connaître : le syndicat d'initiative, villa Ti Louët, avenue des Lilas.

Pour faire connaître la station de La Baule, la Commune adhère tout d'abord à la "Société guérandaise pour la protection des sites et monuments, l'organisation du tourisme dans la région". Il s'agit du Syndicat d'initiative du Pays de Guérande dont les premiers statuts seront adoptés en assemblée générale le 30 décembre 1903.
Mais il fonctionne dès en 1902, et il est le premier Syndicat d'initiative de l'Ouest. Il comprenait Saint Nazaire, Guérande, Pornichet, La Baule, Le Pouliguen, Batz sur Mer, Le Croisic, La Turballe, Piriac, Mesquer. Son siège social était la villa Ti Louët avenue des Lilas à La Baule.

La commune adhère aussi au Syndicat d'initiative de la ville et de la région de Saint Nazaire crée en 1911. Ce syndicat a fonctionné avec la participation active de baulois, et non des moindres, comme l'entrepreneur Guillouzo, le maire Edouard Trabaud Kirkham qui en devient le président et André Pavie, le trésorier.
La commune fait partie de ce syndicat intercommunal jusqu'en 1924.

1912 : le Conseil municipal est décidé à n'imposer aux touristes la "cure-taxe" que si les autres stations du littoral en font autant.

Le 17 novembre 1912, le Conseil municipal décide ceci :
" Le Conseil saisi par M. le Maire de diverses communications de municipalités des stations balnéaires qui viennent de lui être adressées en vue de l'application de la cure-taxe (elle sera la "taxe de séjour"), estime tout en reconnaissant les avantages qu'elle peut procurer qu'il n'y a pas lieu de recourir à la taxe de sjour qu'autant que toutes les stations du littoral se mettent d'accord pour procéder d'une façon générale à son application"

On sait que la taxe de séjour viendra avec la Chambre d'Industrie climatique. Elle sera autorisée par le décret du 10 avril 1925.

1914 : le docteur Charles Bidan fait connaître La Baule

Le docteur Charles Bidan, domicilié villa Marjolaine, fut conseiller municipal de 1904 à 1908. Il dépose un plan détaillé de "La Baule-sur-Mer, station balnéaire et hivernale". C'est un plan qu'il a dressé et dessiné lui-même, comportant les villas et leur situation identifiée en 1914. D'une très grande précision, il reste un document précieux sur La Baule de 1914.
Le docteur Bidan produit aussi une étude économique et démographique "Plages et campagnes de la presqu'île guérandaise" qui brosse un tableau de la région.

 
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